Em 1972, na TV francesa, Luís Cília canta Pauvre Martin, de George Brassens, em português, na presença do próprio Brassens e de Paco Ibáñez.
Em 1972, na TV francesa, Luís Cília canta Pauvre Martin, de George Brassens, em português, na presença do próprio Brassens e de Paco Ibáñez.
Avec une bêche à l’épaule,
Avec, à la lèvre, un doux chant,
Avec, à la lèvre, un doux chant,
Avec, à l’âme, un grand courage,
Il s’en allait trimer aux champs!
Pauvre Martin, pauvre misère,
Creuse la terre, creuse le temps!
Pour gagner le pain de sa vie,
De l’aurore jusqu’au couchant,
De l’aurore jusqu’au couchant,
Il s’en allait bêcher la terre
En tous les lieux, par tous les temps!
Pauvre Martin, pauvre misère,
Creuse la terre, creuse le temps!
Sans laisser voir, sur son visage,
Ni l’air jaloux ni l’air méchant,
Ni l’air jaloux ni l’air méchant,
Il retournait le champ des autres,
Toujours bêchant, toujours bêchant!
Pauvre Martin, pauvre misère,
Creuse la terre, creuse le temps!
Et quand la mort lui a fait signe
De labourer son dernier champ,
De labourer son dernier champ,
Il creusa lui-même sa tombe
En faisant vite, en se cachant…
Pauvre Martin, pauvre misère,
Creuse la terre, creuse le temps!
Il creusa lui-même sa tombe
En faisant vite, en se cachant,
En faisant vite, en se cachant,
Et s’y étendit sans rien dire
Pour ne pas déranger les gens…
Pauvre Martin, pauvre misère,
Dors sous la terre, dors sous le temps!
Ma mie, de grâce, ne mettons
Pas sous la gorge à Cupidon
Sa propre flèche,
Tant d’amoureux l’ont essayé
Qui, de leur bonheur, ont payé
Ce sacrilège…
J’ai l’honneur de
Ne pas te demander ta main,
Ne gravons pas
Nos noms au bas
D’un parchemin.
Laissons le champs libre au oiseaux,
Nous seront tous les deux priso-
nniers sur parole,
Au diable, les maîtresses queux
Qui attachent les coeurs aux queues
Des casseroles!
J’ai l’honneur de
Ne pas te demander ta main,
Ne gravons pas
Nos noms au bas
D’un parchemin.
Vénus se fait vielle souvent
Elle perd son latin devant
La lèchefrite
A aucun prix, moi je ne veux
Effeuiller dans le pot-au-feu
La marguerite.
J’ai l’honneur de
Ne pas te demander ta main,
Ne gravons pas
Nos noms au bas
D’un parchemin.
On leur ôte bien des attraits,
En dévoilant trop les secrets
De Mélusine.
L’encre des billets doux pâlit
Vite entre les feuillets des li-
vres de cuisine.
J’ai l’honneur de
Ne pas te demander ta main,
Ne gravons pas
Nos noms au bas
D’un parchemin.
Il peut sembler de tout repos
De mettre à l’ombre, au fond d’un pot
De confiture,
La jolie pomme défendue,
Mais elle est cuite, elle a perdu
Son goût “nature”.
J’ai l’honneur de
Ne pas te demander ta main,
Ne gravons pas
Nos noms au bas
D’un parchemin.
De servante n’ai pas besoin,
Et du ménage et de ses soins
Je te dispense…
Qu’en éternelle fiancée,
A la dame de mes pensées
Toujours je pense…
J’ai l’honneur de
Ne pas te demander ta main,
Ne gravons pas
Nos noms au bas
D’un parchemin.